Au nom de tous les miens, de Martin Gray

Il y a quelques mois, on m’a recommandé le livre “Au nom de tous les miens” écrit par Max Gallo pour Martin Gray. Je n’ai qu’un mot pour décrire ma lecture : bouleversante.

C’est l’histoire de Martin Gray, juif polonais, dont la vie est (et c’est un doux euphémisme) pleine de rebondissements.  La première partie de sa vie se résume à une course contre la montre. Encore adolescent, Martin Gray voit son village occupé par les allemands, la nourriture rationnée, les enfants qui meurent sous les coups des occupants. Et le pire reste à venir : les camps de concentration, sa famille décimée, la solitude… Mais au delà de cette histoire tragique et de la condamnation du nazisme, c’est le leit motiv “au nom de tous les miens” que l’on retient. Ce courage allié à son instinct de survie et à sa chance. Au nom de tous les siens, Martin Gray décide qu’il va vivre et témoigner. C’est cette idée à laquelle il s’accroche, ce devoir qu’il se donne, qui lui permet de quitter son pays en guerre vivant.

Martin Gray tente sa chance à New York. Son âme de guerrier lui donne l’énergie dont il a besoin pour gagner ses premiers puis nombreux dollars. Jusqu’au jour où il rencontre sa femme, qu’ils décident de s’installer dans le sud de la France pour fonder leur famille. Les années s’écoulent, la famille s’agrandit, Martin Gray est à l’apogée de son bonheur. Puis le sort s’acharne. Sa vie sereine aura été de courte durée. Comme s’il s’agissait d’une punition divine d’être encore vivant alors qu’il était condamné à mourir quelques années plus tôt durant la guerre, Martin Gray perd une nouvelle fois, sa chair, son sang, sa précieuse famille toute entière. Sa plus grande peur devient alors réalité (lire “la loi de l’attraction comme philosophie de vie”).

Alors que la vie de Martin Gray s’écroule une nouvelle fois, il garde la même ligne de conduite. La vie d’abord ! Il faut vivre pour honorer ceux qu’il a aimé. Parce que la vie est un bien précieux qui peut nous être retiré d’une seconde à l’autre. Martin Gray se bat pour lui et pour les siens sans jamais s’apitoyer sur son sort, sans jamais baisser les bras. Ce livre est poignant.  J’ai plusieurs fois interrompu ma lecture parce l’horreur m’était insupportable. Mais Martin Gray réussit aussi et surtout à transmettre sa force et son courage.

L’histoire de Martin Gray me rappelle celle de Job. Dans l’Ancien Testament, le livre de Job traite le sujet du mal. Job est le plus fervent croyant de Dieu. Satan prétend que si Job croit tant en Dieu c’est parce qu’il a tout pour être heureux. Pour prouver qu’il a tort, Dieu accepte que le Diable répande le malheur dans la vie de Job. Job perd ses biens, ses enfants et il devient malade. Mais sa droiture le préserve. Il croit toujours en Dieu et en sa bienveillance. Morale de l’histoire : la force c’est de croire. Avoir foi en Dieu ou croire en la vie.


martin-gray-photo

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One thought on “Au nom de tous les miens, de Martin Gray

  1. Nous trouvons ici, Isabelle et Pini, une belle invitation à découvrir ce roman basé sur la vie bouleversante mais pleine d’enseignements de force et de courage de cet homme qu’était Martin Gray.

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