William Fifield reveals the true story of Modigliani [translated into French]

The biography “Modigliani”, written by the American author William Fifield, tells the story behind the legend of the famous Italian artist.

Published in 1978, the book “Modigliani” brings readers in Italy between the late 1800s and the beginning of the 1900s. Amedeo Modigliani grew up as the youngest of four siblings. His birth comes just at the right time! While his father’s company goes downhill, an Italian law protects the beds of pregnant women and mothers with newborn children. Growing up, the health of the young “Dedo” (as his family called him) is delicate. He contracts a first pleurisy at 11 and a second one at 16. In between, doctors diagnose him with typhoid fever. Eugenia Garsin, his mother, is at Modigliani’s bedside.

Maybe the privileged relationship maintained with his son enabled Eugenia to write this premonitory thought when Modigliani was only 11: “The child’s character is still so unformed that I cannot say what I think of it. He behaves like a spoiled child, but he does not lack intelligence. We shall have to wait and see what is inside this chrysalis. Perhaps an artist?”. Seven years later, Modigliani started his formal training at La Scuola Libera di Nudo of the Academy Di Belle Arti in Florence.

In 1906, Modigliani moves to Paris to try his luck in this vibrant creative city. A year later, he has changed. He despises the one he was when he arrived in the French capital. He even destroys his old paintings. He rejects the academism, the bourgeoisie and he chooses a chaotic lifestyle. He drinks alcohol and takes drugs to find inspiration. To create Modigliani has to be self-destructive. Naturally calm and discreet, he becomes restless, tormented and even violent when he had too many drinks. Once, he literally threw his lover Béatrice Hastings out of the window  because he was under alcohol and drugs.

Despite all that, women find Modigliani very attractive. He has many lovers, the most famous one being Jeanne Hebuterne. Modigliani is a bohemian. Like most of the artists of that time, he is consumed by his addictions to alcohol and drugs until he dies of tuberculosis at 35. This tragic event turns into a Shakespearian tragedy when the day after Modigliani’s death, Jeanne Hebuterne jumps out of the window of the five-storey building where her parents live.

Modigliani passed away, but he attains immortality at the same time through his art. After his death, his nude and his portraits become famous. Fine and elegant, the “Modiglianesque” art is both inspired by the elongated shapes and the mystery of the African masks, and by the bright colors used by impressionists artists like Paul Cézanne.

To write a realistic version of the biography of Modigliani, William Fifield interviews the artists’ relatives, friends and models, he tracks official records, he collects and checks all the information to write a perfectly documented biography. He sets out in search of the truth, the whole truth and nothing but the truth. The show Modigliani is over, let’s have a look behind the scenes. The American writer gives shreds of evidence, he reveals his sources and he corrects the mistakes made by other writers who took the risk to tell the story of Modigliani… in short, he dissects the myth. William Fifield pays as much attention to his sources of information as a journalist would do, and then he tries to find the inherent logic of the collected data as meticulously as a scientist would do.

The American author is used to rub shoulders with a lot of artists. Not only does it give a realistic dimension to the biography, but it also crystallizes the human and convivial dimension of the story. William Fifield enriches the biography of Modigliani with anecdotes collected for his last projects. And when he departs from his principle of objectivity, it’s only for the sake of coherence. In the end, the reader discovers two stories: the life of Modigliani and the investigation conducted by William Fifield.

The author’s challenge is met, from the first few lines of the book he succeeds in winning the confidence of the reader.


[FRENCH TRANSLATION]

WILLIAM FIFIELD FAIT TOMBER LE MASQUE DE MODIGLIANI

Pour la rédaction de la biographie “Modigliani”, William Fifield part à la conquête de la véritable histoire du célèbre artiste Italien.

Publié en 1978, ce livre nous plonge dans l’Italie de la fin du 19e siècle et du début du 20ème siècle. Amedeo Modigliani est le petit dernier d’une fratrie de quatre enfants. Sa venue au monde tombe a pic ! Alors que le business de son père sombre, une loi italienne interdit aux fiscs de saisir les biens d’une femme enceinte ou venant d’accoucher. En grandissant, le jeune « Dedo », comme le surnomme sa famille, fait les frais d’une santé fragile. Il contracte une première pleurésie à 11 ans puis une seconde a 16 ans. Entre les deux, les médecins lui diagnostiquent une fièvre de la typhoïde. Eugenia Garsin, sa mère, se tient à son chevet.

Peut-être est-ce la relation privilégiée qu’Eugenia entretient avec son fils qui lui permit d’écrire cette pensée prémonitoire dans son carnet alors que Modigliani n’a que onze ans : ‘Le caractère de l’enfant n’est pas encore assez défini pour que je puisse dire ce que j’en pense. Il agit comme un enfant gâté, mais il est intelligent. Nous verrons bien ce qu’il deviendra. Peut-être un artiste ?’. Sept ans plus tard, Modigliani entame sa formation à l’Ecole Libre du Nu (la Scuola Libera di Nudo) de l’Académie di Belle Arti à Florence.

En 1906, Modigliani part tenter sa chance à Paris, ville artistique bouillonnante. Un an plus tard, l’artiste n’est plus le même. Il rejette en bloc celui qu’il était en arrivant à Paris. Il détruit même ses anciennes peintures. Il veut rompre avec l’académisme et la bourgeoisie, et préfère s’orienter vers un cadre de vie chaotique. L’alcool et la drogue font de lui un artiste inspiré. Pour créer Modigliani doit se détruire. Sa nature discrète et calme laisse place à l’individu bavard, tourmenté et parfois violent qu’il devient après quelques verres de trop. William Fifield nous rappelle que lors d’une soirée parisienne, sous l’emprise du mélange explosif de drogue et d’alcool, Modigliani met fin à sa dispute avec Béatrice Hastings, sa compagne de l’époque, en la jetant littéralement par la fenêtre.

Malgré cela, Modigliani est un véritable aimant à femmes. Il multiplie les relations amoureuses dont la plus célèbre reste celle entretenue avec Jeanne Hebuterne. Instable dans la vie, instable en amour, Modigliani a tout du cliché de l’artiste. Il aura d’ailleurs le même destin funeste que la plupart des artistes de son époque. Amoché par la drogue et l’alcool, il meurt d’une tuberculose alors qu’il n’a que 35 ans. Ce drame tourne à la tragédie Shakespearienne quand le lendemain Jeanne Hebuterne, alors enceinte, se jette du 5ème étage de l’appartement de ses parents.

Modigliani a rendu l’âme mais il atteint l’immortalité grâce a son art. Après sa mort, ses nus et ses portraits deviennent célèbres. Fin et élégant, l’art « Modiglianesque » emprunte à la fois le mystère et les formes allongées des masques africains, ainsi que les couleurs vives des palettes de peintres impressionnistes comme Paul Cézanne.

Pour la rédaction de la biographie Modigliani, l’écrivain américain enchaine les témoignages de proches et de modèles de l’artiste, il scrute avec minutie les registres officiels, il compile et croise toutes les informations recueillies pour livrer une biographie parfaitement documentée. Il promet la vérité, rien que la vérité. Le show Modigliani est terminé, place aux coulisses. Il fournit les preuves de ce qu’il avance, il donne ces sources, il rectifie les erreurs des autres biographies de l’artiste… en bref, il décortique le mythe. A la manière du journaliste, William Fifield choisit minutieusement ces sources, et tel un scientifique, il ordonne les informations pour y trouver la logique qu’elles sous-tendent.

Habitué à côtoyer les artistes, l’auteur donne non seulement une dimension réaliste mais aussi conviviale à la biographie de Modigliani. Il l’enrichit d’anecdotes et d’informations recueillies pour ces précédents travaux. Et lorsqu’il déroge a son principe d’objectivité c’est uniquement dans un souci de cohérence. Le lecteur découvre donc une double histoire, celle de Modigliani et celle de l’enquête menée par William Fifield.

Le pari est tenu pour l’auteur qui, dès les premières lignes du livre, réussit à gagner la confiance du lecteur.

 

 

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