Sophie et Stéphane, un couple de scientifiques scénaristes dans l’âme

Arrivés à Sydney il y a quatre ans, Stéphane Verhaeghe et Sophie Lepowic décident de conjuguer deux passions qu’ils ont en commun : la science et l’écriture. Leur imagination débordante donne naissance à l’histoire de leur premier film : Clairity.

 

Qu’est ce qui vous a amené en Australie ?

Stéphane : Avant l’Australie, nous avons vécu en Belgique, notre pays d’origine, mais aussi à Paris et en Guadeloupe… on a beaucoup bougé ! On avait envie de partir vivre dans un pays anglophone pour que notre fils Eliott devienne bilingue. J’ai mis mon profil sur Linked In et j’ai été contacté par des chasseurs de tête. Et puis un jour, j’ai appelé Sophie depuis l’aéroport et je lui ai dit « qu’est ce que tu préfères, Londres ou Sydney ? ».
Sophie : J’étais venu étudier en Australie quand j’avais 18 ans, et j’avais adoré. Je me suis toujours dit que j’y retournerai. Quand il m’a dit « tu as le temps du vol pour réfléchir », j’ai répondu que c’était tout réfléchi. Sydney sans hésiter !

Stéphane : Alors on a tout vendu, on a plié bagages et on est venus s’installer à Sydney.

 

Que pensez-vous de l’Australie ?

Sophie : Nous adorons l’Australie pour la culture du sport et du bien-être, la nature et les grands espaces. Chez nous à Avalon Beach, il y a des promenades magnifiques.
Stéphane : C’est l’endroit rêvé pour élever notre fils. Et puis, l’ambiance y est à la fois décontractée et dynamique. Les gens sont ouverts d’esprit. Et bien sûr, le climat y est très agréable !

 

Que faites-vous ici ?

Sophie : Je travaille au sein du service qualité d’une entreprise pharmaceutique à mi-temps et je suis actrice et écrivain le reste du temps. En Guadeloupe, je faisais partie d’une troupe de théâtre et depuis que je suis en Australie, j’ai décidé de m’orienter vers le cinéma.
Stéphane : Je suis neurologue et écrivain. Avec Sophie, nous avons un projet de film en cours.

 

Comment est née l’idée d’écrire un scénario de film ?

Stéphane : C’est parti de la relation épistolaire que nous avons entretenue la première année de notre relation.
Sophie : Durant cette relation à distance, on commençait déjà à écrire. Stéphane m’envoyait le début d’une histoire, je la poursuivais, et vice versa.

 

Dites-nous en plus sur votre projet de film.

Sophie : Nous l’avons nommé Clairity. C’est l’histoire de Claire et de son frère Michel. Claire est psychiatre, Michel est prêtre. Alors que Claire poursuit ses recherches en neurosciences pour découvrir ce qui pousse l’Homme au suicide, Michel  décide de combattre le terrorisme en Syrie. Et puis il y a Mark, ancien homme de foi, tiraillé entre ces deux mondes. Qui de Dieu ou de la Science détient la vérité ? C’est autour de ce questionnement cornélien que nous avons fondé l’histoire du film.
Stéphane : Notre amie Britta van Dyk nous a aidé à rédiger l’histoire en anglais. Elle fait vraiment partie de l’équipe, nous avons passé des heures avec elle sur ce projet. Nous avons aussi fait appel à ses talents de poétesse.

 

Qu’est-ce-qui vous a inspiré l’histoire du film ?

Stéphane : Je pense que c’est l’histoire personnelle de Sophie et son conflit avec la religion.
Sophie : Quand je suis allée à la messe la semaine qui a suivi ma communion, tous les enfants étaient vêtus de leurs habits blancs sauf moi. J’avais 10 ans, je ne savais pas que j’étais censée les porter ce jour-là. Alors au moment de la photo, je me suis mise en retrait par respect. Mais est arrivé le sermon du curé et son discours sur l’histoire de la brebis galeuse. Je comprends que dans son discours, la brebis galeuse, c’est moi. Alors je suis allée le voir à la fin du sermon et je me suis disputée avec lui parce que ce qu’il faisait n’avait rien de tolérant. Après cet incident, je me suis détournée de la religion et me suis orientée vers la science.

 

Quelle est la prochaine étape de ce projet de film ?

Stéphane : On aimerait faire une co-production entre la France et l’Australie.
Sophie : Pour convaincre les producteurs, j’ai entrepris la réalisation du court-métrage Perception, largement inspiré du film Clairity. Le court-métrage sera réalisé ce mois d’octobre 2015 dans le cadre de ma formation à NIDA (National Institute of Dramatic Art).

 

Pour finir, un endroit sympa à conseiller à nos lecteurs ?

Sophie : Nous apprécions particulièrement Avalon Beach et ses alentours. Les petits bars et restaurants y sont excellents ! Si je devais n’en citer qu’un ce serait le bar à tapas Different Drummers.
Stéphane : Pour les amateurs d’équitation, je recommande Glenworth Valley. On peut y louer des chevaux et partir en balade.

 

Article écrit pour Le Courrier Australien

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